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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 00:59

DECEMBRE 2011


EN BREF

Premier article de l'année, passage obligé aux voeux de nouvelle année, après un mois de décembre très chargé (en chocolats, en "joyeux Noël", en retrouvailles...). Passage obligé donc pour souhaiter ce fameux "meilleur" à tous les gens autour de soi. Alors, aux quelques cinéphiles qui prennent le temps et qui ont la gentillesse de lire quelques unes de mes lignes, je souhaite une belle, surprenante, agitée, déconcertante, désopilante, fracassante et passionnée année 2012!

Dans les jours qui viennent, vous pourrez lire sur cette même page mon bilan de l'année 2011, puis le bilan du festival d'hiver deuxième du nom (avec la critique de 17 filles), puis les premières critiques de 2012 (Une vie meilleure, Take Shelter, Les acacias...). En espérant que 2012 sera le temps pour moi de la critique en temps et en heure, puisque je vous propose ici un petit retour sur les 11 films de décembre que je n'ai pas eu le temps de critiquer.

 

derniere-seance.jpg

 

7 décembre - Happy Feet 2.

Un gentillet film d'animation, entre le niais et l'imbécile. Il n'empêche qu'on ne s'ennuie pas, malgré un scénario vu environ un milliard de fois déjà, des "idées" volées un peu partout (les crevettes, même pas drôles), et un doublage complètement impersonnel.

 

Dernière séance

Surement suis-je trop premier degré, toujours est-il que je n'ai pas saisi grand chose de cette Dernière séance. L'acteur, Pascal Cervo, est bluffant, fortement intrigant, mais ses actions restent insensées. Il n'en reste pas moins que l'ambiance est si particulière qu'on ne s'ennuie pas devant ce trip auteuriste, que le film est singulier, et que Karole Rocher est définitivement une grande actrice: elle n'a aucun mal à se transformer en mythe. Il y a certes des moments époustouflants dans l'oeuvre, mais on se demande pourquoi tant d'acharnement. Et l'intérêt s'en va ailleurs très rapidement.

 

Hollywoo.

Ecrit entre-autres par Florence Foresti, on attendait tout de même autre chose que ce pur et dur navet. Jamel Debbouzze n'a jamais été aussi mauvais. Quant aux vannes vaseuses de la Foresti qui noie son talent film après film, spectacle après spectacle, c'est un show permanent qui ne procure aucun effet.

 

oh-my-god.jpg

 

14 décembre - Hugo Cabret.

Orchestrée par Martin Scorsese, rien de moins qu'une magie de cinéma. C'est une histoire qu'on aurait pu rêver, des acteurs réinventés (Ben Kingsley et Sacha Baron Cohen), un univers follement enchanté, une technicité visuelle pleine de délectations. Pour un cinéphile c'est un grand bonheur, et pour le cinéma c'est le renouveau du "film de Noël". Il y a bien longtemps qu'on était ressorti d'une salle les yeux remplis d'étoiles, en effaçant dans nos mémoires la miévrerie obligée d'un conte qui reste enfantin. Scorsese semble s'être offert une rêverie d'enfant, il nous a offert la plus belle des surprises!

 

Oh my God!

Une jubilatoire comédie! D'un côté, le flegme mollasson du personnage principal, très séduisant et très pincé à la fois, mais génial dès lors qu'il découvre l'ancêtre du vibromasseur. Et de l'autre, une femme, interprétée avec fougue par la merveilleuse et très énergique Maggie Gyllenhall. Il y a du bon sentiment, il y a une prudence sur la question sexuelle, qu'on regrette légèrement, mais l'ensemble nous a tellement fait rire qu'on préfère garder en tête l'impression de l'hilarant générique, qui montre les différents visbromasseurs, depuis son invention jusqu'à récemment!

 

Les tribulations d'une caissière.

Une toute petite histoire, un tout petit film, une extrême mièvrerie. Et pourtant, on se laisse partiellement avoir. Parce que les acteurs sont attachants (et particulièrement Firmine Richard, Alice Belaïdi, Nicolas Giraud et les deux bouilles de gosse). Parce que l'histoire est plutôt amusante. En revanche, la dramatisation, la musique, la voix off, Elsa Zylberstein et Marc Lavoine, font du film un éloge plaisant de la lourdeur. Le propos aurait pu être brillamment mis en valeur, il est loin de l'être, enfoui sous une montagne de bons sentiments, qui ne font cependant pas de mal pendant cette période de fêtes.

 

Des vents contraires.

Amère déception. Des vents contraires est un film qui a tout sauf ce que l'on y cherchait: de la sensibilité. Ainsi le pathos et le ridicule d'un Duléry en roue libre se côtoient joyeusement, et les situations rarement crédibles s'enchaînent (l'auto-école, la fuite de Ramzy - qui a eu cette idée folle?). Il y avait pourtant un casting solide, une histoire signée au départ Olivier Adam, la promesse de belles émotions. Sauf que le mélodrame tourne à vide, que le scénario est parfois indigent, répétant à l'envi les mauvaises habitudes que peuvent prendre certains réalisateurs français. On espère vivement que Jalil Lespert revienne sous peu devant la caméra, parce qu'on ne place que peu d'espoirs sur une troisième réalisation.

 

De l'huile sur le feu.

Une comédie, nous dit-on, qui ne dénonce rien, ne propose rien, qui offre un sublime numéro de ratages. Vincent Lacoste est affligeant, pour la première fois, Alice Balaïdi consternante, les autres même pas nommables. Une provocation tuée dans l'oeuf à grands coups de piteuses saillies, un scénario à la finesse encore cachée. Bref, un bon et gros navet de Noël.

 

la-delicatesse.jpg

 

21 décembre - La délicatesse.

Les réalisateurs nous laissent entrevoir le film magique et magnifique qu'aurait pu être La délicatesse, lors de scènes sublimes (la dernière, notamment, et quelques autres disséminées ça et là). Mais le tout reste trop statique, manque de grâce, de légèreté et, un comble, de délicatesse. Pour se rattraper aux branches, les frères Foenkinos ont eu tout de même deux excellentes idées: François Damiens et Emilie Simon (quelle BO!). Et une autre, d'idée, qui gâche pour beaucoup le plaisir: Audrey Tautou, actrice qui n'a résolument d'âme que lorsqu'elle est filmée par Jeunet.

 

L'irlandais.

Une enquête policière détachée, comme amusée, très étonnante en tout cas. On retrouve dans ce personnage bourru, dont on ne sait pas non plus s'il est incroyablement con ou tout simplement intelligent, un flegme non démenti, une forte propension à ingurgiter de l'alcool et, du même coup, à philosopher à deux jetons. L'acteur Brendan Gleeson est juste énorme. Sur le reste, à part une absurdité parfois plaisante, l'intrigue reste tout de même très mince, les rouages répétitifs et la comédie d'une inconsistance singulière!

 

let-my-people-go-.jpg

 

28 décembre - Let my people go!

Yes! Voilà un film qui a tout ce que l'on croyait détester (une voix off lourde au possible, un clinquant qui fait mal aux yeux, un personnage gay complètement déluré, des péripéties à coucher dehors, des clichés en veux-tu en-voilà...), et qui les mixe avec un plaisir visible. Du coup, nos zygomatiques en prennent un coup, et on assiste à une excellente blague juive. Le sourire est jusqu'aux oreilles quand on sort de la salle, la surprise de taille. Mikaël Buch réalise un film gonflé, jubilatoire, gamin, spontané et ludique, en convoquant un casting de choix (Carment Maura, Jean-François Stévenin, Amira Casar, Clément Sibony, Aurore Clément...). Une scène gravée dans l'esprit (une lettre lue par le gendarme en chef, Jean-Christophe Bouvet), et une belle révélation (Nicolas Maury). Un très bon bilan.

 

hugo-cabret-2.jpg

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