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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:57

festival d'été

 

CRAZY, STUPID, LOVE

Glenn Ficarra, John Requa

 

2 étoiles

 

EN BREF:

Pour une fois, une comédie américaine pas trop attendue, à peu de choses près surprenante! Le casting masculin s'en donne à coeur joie, quand le casting féminin laisse à désirer. Le tout est en tout cas efficace, plaisant, souvent drôle.

 

Crazy--stupid--love-2.jpg

 

Pour le festival d'été, il nous a été demandé d'aller voir une comédie américaine, qui n'est pas la tasse de thé de beaucoup de blogueurs (à vous de me dire si je me trompe). Heureusement, on a échappé à Comment tuer son boss?, mais à la place on nous a fichu ce Crazy, Stupid, Love, qui avait quand même quelques atouts: Julianne Moore au générique, le deuxième film des réalisateurs de I love you Philip Morris, qui nous avait permis de redécouvrir Jim Carrey, quelques bons échos dans une partie de la presse. On pensait donc qu'on allait pas se prendre la tête, même si le film était tout de même susceptible de nous énerver. Le début est assez drôle, en tout cas édifiant pour la suite de l'histoire, on rentre dedans assez facilement, et sans s'en rendre compte. Une femme (Julianne Moore), annonce à son mari (Steve Carrell) qu'elle désire qu'il quitte le foyer familial. Ce mari se jette de la voiture (très drôle passage), après que sa femme lui parle sans cesse de son amant (Kevin Bacon, assez amusant). Il va dans un bar pour oublier, et tombe sur un séducteur en série (Ryan Gosling, qui va faire craquer tout le monde). Ce séducteur lui donne des cours de séduction, pour qu'il puisse repartir d'un meilleur pied dans la vie sentimentale, et, accessoirement, sexuelle. Et bien sur, ce séducteur va tomber amoureux d'une jeune fille que le mari du départ (Steve Carrell) connait bien. Ce qui va donner lieu à un quiproquo assez vaste à la fin du film, assez jubilatoire à mon grand étonnement.

 

Le tandem Requa et Ficarra signe une comédie à moitié réussie. Drôle et finement sentie, la première heure voit Ryan Gosling rééduquer Steve Carell, le héros de "40 ans, toujours puceau". Mais la seconde de virer au vaudeville poussif et puritain...

Le Parisien


Le film n'est pas très bon en soi, mais il se regarde avec plaisir. Il est étonnant de voir les contrastes que les réalisateurs se permettent. A la fois, certaines situations sont très téléphonées, certains tournants de l'intrigue prévus par le spectateur quinze minutes avant, et à la fois certains dialogues sont inattendus et surprenants, un peu plus profonds qu'on voudrait bien nous le faire croire. Ils arrivent même à rendre certains passages touchants, c'est dire! Pareil, à la fois les personnages semblent hyper stéréotypés, et parfois ils se retournent et amènent quelque chose de surprenant. Le film ne se prend pas pour autre chose qu'il n'est: une comédie romantique. Et les réalisateurs ajoutent une touche un peu plus psychologique, un peu moins bateau que d'habitude, avec une belle toile de fond sur les différentes perceptions de l'amour, sur une vision originale et désintéressée de la reconquête. Un film de quarantenaires déprimés mais bien vivants. Pour une fois, une comédie américaine a un scénario un peu plus élevé que la moyenne, qui se permet parfois d'être juste et pas seulement outrancier. Et ce malgré des défauts. L'interprétation féminine, d'assez mauvaise qualité (Julianne Moore, très décevante, Emma Stone, très plate dans son jeu, Analeigh Tipton, dans un rôle d'amoureuse folle du père des enfants qu'elle babysitte, peu crédible), alors que le casting masculin, en plus d'un sex-appeal incontestable en la personne de Ryan Gosling, s'en sonne à coeur joie (le duo Gosling-Carrell est détonnant, les deux faisant beaucoup rire). Le scénario est parfois maladroit, s'embarrassant d'une intrigue secondaire assez grossière (l'histoire d'amour entre le fils de Carrell et la baby-sitter), et d'une autre qui aurait méritée d'être plus creusée (l'histoire d'amour entre la baby-sitter et Steve Carrell). A la fin, le film surprend vraiment, avec l'aboutissement assez croustillant d'un quiproquo qui implique au moins une bonne dizaine de personnes, et qui dégénère. On a un regret par rapport à cette scène: pourquoi n'a-t-elle pas duré un peu plus longtemps, et pourquoi n'est-ce pas la dernière du film? Parce qu'après, on retombe dans un conformisme à la mords-moi-l'noeud, qui désenchante le spectateur qui, du coup, sort déçu. Ce n'est pas avec Crazy, Stupid, Love, que la comédie romantique américaine a trouvé son sauveur!

 

Crazy--stupid--love.jpg

 

58% de réussite.

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