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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 22:44

THE PRODIGIES

Antoine Charreyron

 

1 étoile bis

 

EN BREF:

Le scénario est un peu paresseux, enchaînant les scènes ultraviolentes avec peu de retenue ni de grâce. L'animation, quant à elle, assure le minimum syndical, sans aucune personnalité toutefois.

 

the-prodigies-2.jpg

 

Ce qu'on pouvait reprocher à Joann Sfar et son Chat du rabbin, on ne peut pas le reprocher ici à Antoine Charreyron: son film n'a absolument rien de personnel. Inspiré d'un best seller de Bernard Lenteric, La nuit des enfants rois, le film peine à se trouver une identité hors du simple fait de raconter linéairement une histoire déjà existante. Evidemment, le réalisateur peut se targuer d'en avoir fait un conte sombre et sordide, un film d'animation adulte, qui se permet la violence (poussée d'ailleurs très -trop?- loin), et n'a pas peur de choquer. Problème: The prodigies, très prometteur sur le papier (l'histoire est passionnante, les scénaristes sont issus d'un très bon film d'animation hexagonal – Renaissance, et on aperçoit en filigrane l'influence de Mathieu Kassovitz, doubleur du rôle titre), est finalement une coquille vide. Une fois de plus, la 3D est inutile, excepté pour accentuer l'effet du verre brisé, et pour nous donner un bon mal de tête dans des scènes tournoyantes jusqu'à l'excès. Le propos est mince, le scénario semble être écrit pour des enfants jusqu'à 12-14 ans, mais le film semble être fait pour des plus grands, et à destination principalement des adultes. Charreyron raconte sans beaucoup d'inspiration, donc, l'histoire d'un enfant incompris, parce que surhumain (à l'intelligence surpuissante, autodestructrice à terme), qui réunit un groupe d'enfants lorsqu'il grandit et perd son mentor, pour les protéger et favoriser entre eux l'entraide. On aurait donc aimé pouvoir se sentir comme le personnage principal, mais ça ne fonctionne jamais, et on finit par s'ennuyer, malgré l'incontestable efficacité du film. New York, dont le réalisateur voulait faire de l'ambiance étouffante un personnage, a déjà été beaucoup mieux mise en valeur, on ne se sent pas étouffé par ces grands buildings obstruant la vue. En fait, le tout fait un film un peu prétentieux, parce qu'il a l'air trop sur de lui. Ayant tout misé sur l'efficacité, le jeune réalisateur (c'est sa première oeuvre), oublie qu'un film a impérativement besoin de respirations. Et à trop vouloir précipiter son histoire, il en oublie le spectateur qui, du coup, regarde avec ennui et sans beaucoup d'affection, le dessin animé. Très mainstream dans sa technique comme dans son casting vocal, The prodigies sera oublié très rapidement (et en plus, quelle idée de sortir une semaine après XMen – le commencement, les deux films visant le même public).

 

The-prodigies.jpg

 

49% de réussite.

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