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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 23:18

UN ETE 2011

 

Sans grande surprise. Voilà ce qu'on pourrait dire de cet été, qui se termine, avec en tête de nombreuses déceptions, et quelques réussites. Petite chronologie.

 

 

21 juin: C'est l'été, enfin, l'hiver fut long. On se rue pour voir Pater dans les salles. Après la géniale Master Class donnée par Vincent Lindon au Forum des Images (transférée à l'UGC Les Halles pour cause d'intempéries), quelques jours avant, on mourrait d'impatience de découvrir cette création. Et on sourit, on rit beaucoup, on sort de la salle plein d'énergie! Un nouveau tandem est né, qu'on aimerait voir se reformer, Alain Cavalier-Vincent Lindon. Vive l'été!

 

un-amour-de-jeunesse.jpg

 

30 juin: C'est la déconvenue. Malgré un soleil de plomb, on va au cinéma découvrir en avant-première le nouveau film de la très délicate Mia Hansen Love, qui nous avait enchanté avec Le père de mes enfants. Elle nous propose de suivre Un ensoleillé amour de jeunesse, avec deux jeunes et excellents acteurs, Lola Créton et Sebastian Urzendowsky. Et malgré une image soignée et chaleureuse, le récit peine à nous intéresser, on ressort dehors il fait soudain frais, nuit, on a tout de même envie d'aimer, mais une envie déprimée.

 

12 juillet: Avant la journée de demain, pour se préparer au grand jour (la sortie d'Harry Potter dernier du nom), on se cale devant un petit film d'animation tout gentil (trop gentil, du coup), une histoire d'amour très classique, Chico&Rita. En soi, le film ne vaut pas grand chose, mais on ressort quand même content, enchantés par les rythmes cubains et de jazz, avec une envie de danser. On ne s'en prive pas.

 

Harry-Potter-7.jpg

 

13 juillet: Petite excitation, quand même, à découvrir, enfin, le dernier opus des aventures d'un sorcier qui, on ne peut le nier, aura fait son temps, aura aussi fait partie de l'histoire d'une génération. Harry Potter 7 partie 2 enchante autant qu'il déçoit. Comme d'habitude, le livre est environ deux cent fois mieux, mais pour une fois le film se regarde avec beaucoup de plaisir. Déjà parce qu'on sait que c'est le dernier, et aussi parce que c'est un régal visuel, sincèrement. Si la dernière scène avait été supprimée, et que l'on aurait pu rester sur cette image d'école dévastée, et d'amitié éternelle, j'aurais même dit que la fin du film était forte. En tout cas, on ressort plutôt content, en ayant même un petit pincement, une page se ferme, qu'on s'en moque ou non. Je crois qu'il faut que je me fasse une cure: je vais relire les sept bouquins. D'affilée. Euh... Plus tard.

 

j-aime-regarde-les-filles.jpg

 

19 juillet: Programme chargé aujour'hui, on rattrape le retard, on va se rabattre sur deux comédies françaises. On commence avec la comédie qu'on attendait depuis assez longtemps, parce qu'elle alliait, dans son générique, deux noms de l'humour à la française plutôt plaisant: Thomas Ngijol et Fabrice Eboué. Et ça fait rire, c'est une comédie efficace, qui ne manque pas de sens. A l'arrivée de Case Départ, rien d'inoubliable, ça s'efface même assez rapidement, on se souvient de quelques scènes "choc" et de quelques répliques percutantes. On enchaîne avec une comédie d'auteur, dont on ne comprend forcément pas toutes les "blagues". En tout cas, on prend pas mal de plaisir devant J'aime regarder les filles, qui allie avec charme de bons acteurs (Pierre Niney, Michel Vuillermoz et plein de jolies jeunes filles), à un scénario pas forcément passionnant, lui. Fin de la journée, deux comédies oubliables mais loin d'être honteuses, on les gardera à l'esprit quelques jours, puis on les oubliera. J'avais lu dans un bouquin que même le bonheur est périssable, alors ce n'est pas négatif... (mes pensées estivales ne sont pas forcément passionnantes).

 

20 juillet: Jour de sorties, c'est mercredi. Déjà vu J'aime regarder les filles, alors j'hésite. Le Moine, Trois fois vingt ans, The trip, Submarine??? J'opte finalement pour un choix qui me plait bien (normal c'est mon choix): deux films. On commence par une découverte, et on terminera par un film que ma mère veut que j'aille voir. Submarine donc, je croyais que ça allait être une comédie sur les Beatles, c'est finalement un truc tout moche et pas très drôle sur une histoire d'amour entre deux tronches de cake déprimés. Auxquels on finit, par exaspération, par s'attacher. On rigole de temps en temps, on sourit un peu, on s'émeut pas beaucoup. Et on ressort déprimé. Je déconseille, en plein juillet, par un jour magnifique, de s'enfermer devant ce film. Très mauvaise idée. Bon, pour la suite je doute. Maman veut me faire voir un truc qui a l'air chiant, pour les minots, je sens que ça va être très long. Allez, pour lui faire plaisir, on va aller les voir, ces Contes de la nuit. Et là, surprise (pas si surprenante, finalement, c'est quand même Michel Ocelot, que j'aime énormément pour son Kirikou et pour Azur et Asmar), des dessins animés magnifiques, un film plutôt pédagogique (j'ai rarement vu pédagogie aussi agréable), à destination des enfants, qui se sont bien moqués de moi lorsque, dans le dessin animé du garçon qui ne mentait jamais, j'ai explosé en sanglots plutôt bruyamment. Beaucoup, beaucoup d'émotions devant les six dessins animés, dont trois me sont inoubliables, j'en suis sorti le coeur léger et avec plein d'amour à donner (pèriode nunuche donc, mais fortement agréable). Le plus beau moment de l'été ciné.

 

Cars-2.jpg

 

4 août: On va voir Cars 2 avec les bambins du centre de loisirs! Youpiii! Et entre les bonbons que les gosses se refilent, deux gamins qui s'arrachent les cheveux pour avoir le plus gros pop corn, on aperçoit quelques images de Cars 2, pour se rendre compte que, malgré les images qui restent magnifiques, la cuvée 2011 est la moins bonne cuvée Pixar depuis fort longtemps. On ressort déçu, parce qu'il n'y a pas grand chose dans le scénario (à part Martin le mécano, qui fait beaucoup rire les enfants, et les grands), et que forcément on s'ennuie. Le film est en revanche très calibré pour les gosses, qui se jettent à coup sur sur le milliard de produits dérivés créés pour l'occasion.

 

10 août: Toujours avec les gamins, on va aujourd'hui voir Les schtroumpfs, dommage pour moi qui ne voulait pas vraiment le voir, de peur d'être déçu et de changer l'image merveilleuse du monde profondément révolutionnaire des schtroumpfs. Monde dans lequel je voulais vivre jusqu'à il n'y a pas si longtemps, sans argent, avec une entente et une prise de décision collectives, et surtout avec plein d'aventures. Eh beh... Quel merdier! Inutile de préciser que Les Schtroumpfs est une grosse merde en barre, et que la version française est d'autant plus ridicule (un Give me four avec les quatre doigts des schtroumpfs devient un Donne m'en quatre en français, très très drôle, surtout pour les enfants). Le film n'est de plus pas du tout fait pour des enfants normaux, ceux-ci s'emmerdent royalement (et nous empêchent ainsi de profiter du film).

 

12 août: C'est jour de congé, j'en profite pour faire un tour à St Nazaire, j'vais faire du vélo et voir un peu le ciné art&essai du coin, en allant voir du vrai cinoche. Allez, pour l'occasion, on va se faire le Von Trier en VO! deux heures plus tard, journée loupée, film incroyablement étiré. Le festival d'été commence mal.

 

L-autre-monde.jpg

 

14 août: Après un samedi de boulot, de nouveau un jour de congé. Virée sur Nantes ce coup-ci, on va pas se prendre la tête, on va aller une bonne petite comédie bien franchouillarde. Et effectivement, Itinéraire bis est une belle merde, Fred Testot et Leïla Bekhti y sont très décevant. De retour à l'appart, alors qu'on aurait pu aller au Katorza et voir quelque chose de vraiment bien (quoiqu'il n'y ait pas eu grand chose à cette pèriode), on décide de se mater L'autre monde de Gilles Marchand, et on est séduit par la manière qu'a le cinéaste de nous faire entrer dans son thriller, qui fonctionne du coup très bien, beaucoup mieux que Chatroom, qui est sorti il y a un an + trois jours, précisément.

 

le-temps-des-gitans.jpg

 

Du coup, du 15 au 28 août, je décide de rayer le cinéma. D'une part parce que je bosse, et aussi parce que j'ai décidé de profiter uniquement des soirées sur les plages environnantes à La Baule, et de regarder des films sur l'ordi. Du coup, je suis parti à la redécouverte émerveillée de ce qui fut l'un de mes films de chevet, Le temps des gitans, et puis j'ai revu une croustillante comédie française, Le crime est notre affaire, et on a terminé par se refaire Gainsbourg - vie héroïque. Bref, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

 

Le 29 août, fin du boulot, temps de la paix, le pas décidé, je retourne au cinéma. Et mon choix se porte sur une valeur sûre: Tu seras mon fils. Y'a Niels Arestrup, donc je mets ma main à couper que c'est un bon film. Deux heures plus tard encore, c'est la déconvenue. Décidément, c'est pas un été pour le ciné. On s'emmerde à mourir là-dedans, le milieu du vin c'est pas très excitant, surtout quand c'est filmé comme ça (l'ambiance des vendanges, c'est pas vraiment le sujet du film), et surtout c'est mal fagotté, prévisible, inutile... Même si Niels Arestrup défend bien son personnage, et surtout qu'on redécouvre Lorant Deutsch, très étonnant. Soirée perdue, il fait pas très beau ce soir, comme tout le mois d'août à peu près. Y'a plus de saison. Quand est-ce qu'il arrive le Beaujolais nouveau? Bref, bonne nuit.

 

un-jour.jpg

 

30 août: Retour dans la région parisienne. On va retourner au ciné, le vrai. Mon choix se porte vers deux films: une comédie américaine cucul suivi du nouvel Almodovar. Et demain, on ira voir La guerre est déclarée. J'ai hâte, surtout que le nouvel Almodovar n'a pas l'air terrible. Bon, on commence donc par Un jour, qui sans être bon, nous décoche quelques rires, quelques sourires. On note même ici et là quelques très bonnes idées qui, si elles avaient étés fouillées, auraient pu donner un beau film. Anne Hathaway est assez étonnante, on n'est pas contre le film, honorable. Et on se retrouve devant le seul choc de l'été, que je développerais dans mon point sur le Festival d'été. Toujours est-il que j'ai mis longtemps à me remettre totalement du Almodovar, qui signe un film superbe, abouti, métaphysique dans les réflexions qu'il comporte. Bref, un film-fleuve.

 

31 août: La guerre est déclarée. Petite déception, malgré un indéniable charme. Je développe dans mon futur point sur le festival d'été. Et sous la pression d'une amie qui veut absolument le voir, j'y retourne le lendemain...

 

Super-8.jpg

 

10 septembre: Ayez, mon rythme ciné est revenu à la normale, c'est bientôt la reprise, et vraiment la fin de l'été, même si le temps est magnifique et qu'on en profite encore un peu, après une virée dans le Sud. Avant-dernier film de l'été que je vais voir (je n'ai pas encore vu This must be the place), et je suis assez excité, parce que je n'ai rien lu dessus, et Super 8 me donne très envie (sauf que je croyais il y a encore peu que c'était Spielberg qui l'avait réalisé)... Et si je me suis bien éclaté devant le film (un film d'aventures très classique, mais bien construit, très efficace), il est vrai que l'analyse de ASBAF, à lire ICI, est fondée, et que les invraisemblances sont très nombreuses.

 

Au fait, un petit conseil lecture gratuit, un récit assez intense: Les yeux de Lira, d'Eva Joly et Judith Perrignon.

 

Bref, au ciné, l'été était plutôt morose, quand même, et on aura vite fait de passer à l'automne. Bel automne à tous!


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